Une allumette allumée sur une table

La profession de chirurgien-dentiste n’est pas épargnée par le risque de burn-out. Confrontés à la surcharge de travail, à des situations stressantes, aux pressions administratives et financières, les praticiens sont nombreux à souffrir de mal-être et d’épuisement. Des mesures ont été mises en place pour accompagner ces professionnels en souffrance.

50 % des professionnels de santé concernés par le risque burn-out.

Le burn-out, c’est pour les autres ? Non, bien au contraire, à en croire les enquêtes menées sur « ce syndrome d’épuisement émotionnel, de dépersonnalisation et de réduction de l’accomplissement personnel qui apparaît chez les individus impliqués professionnellement auprès d’autrui ».

Ainsi, selon l’étude Stéthos/SPS2 réalisée en 2015 sur « Les souffrances des professionnels de santé », 50 % des praticiens sont ou ont été concernés par le burn-out.

La souffrance psychologique n’épargne aucune catégorie professionnelle puisqu’elle touche aussi bien les infirmier(ère)s, les aide-soignant(e)s, les médecins, les pharmaciens que… les chirurgiens-dentistes.

Pour preuve : ces derniers représentent près de 5 % des répondants à la seconde étude Stéthos/SPS3 menée en 2016.

Un dispositif de dépistage et de prévention.

Devant cette situation alarmante, l'association Soins aux Professionnels en Santé (SPS) a élaboré un dispositif global d’accompagnement. Lancée en novembre 2016, la plateforme d’appel SPS, interprofessionnelle et indépendante, accessible 24h/24 et 7j/7 de manière anonyme et gratuite via un numéro vert (0 805 23 23 36) et une application mobile, offre un accueil, un suivi et, si besoin, une orientation vers des soins adaptés (consultations physiques ou unités dédiées). À ce jour, sur les 2 500 appels déjà pris en charge par les 60 psychologues formés de la plateforme, environ 5 % proviennent de chirurgiens-dentistes, avec comme premier motif.

Afin d’accueillir les soignants en ambulatoire, SPS a mis en place le premier réseau national psychosocial rassemblant psychologues, médecins généralistes et psychiatres formés en collaboration avec le réseau Souffrance et Travail.

Le burn-out s’installe en 3 temps.

  • 1er temps : l’épuisement

Cet épuisement est émotionnel et physique. L’individu se sent vidé, exténué. Il est aussi fatigué le matin que le soir. Il est « au bout du rouleau ».

  • 2ème temps : le cynisme 

Pour se protéger de cet épuisement et de toute la déception qu’il engendre, l’individu se réfugie dans une attitude froide et distante par rapport aux gens qu’il côtoie.

  • 3ème temps :l’inefficacité

L’individu a la sensation de ne pas être à la hauteur. Chaque nouveau projet devient insurmontable. Cette perte de confiance en soi implique souvent que les autres ne lui font plus confiance.