Vers l'élimination des amalgames dentaires en Europe

Vers l'élimination des amalgames dentaires en Europe

 

Utilisés depuis plus d’un siècle pour leur durabilité et leur coût, les amalgames dentaires sont composés à environ 50 % de mercure, un métal lourd toxique pour l'environnement et la santé. En réponse aux préoccupations croissantes, la Commission européenne a proposé une interdiction totale de ces matériaux à compter du 1er janvier 2026. Cette décision s'inscrit dans la continuité des mesures prises depuis 2018, lorsque l'usage des amalgames a été restreint pour les femmes enceintes, allaitantes et les enfants de moins de 15 ans.

L'Union Européenne suit ainsi les recommandations de la Convention de Minamata1, un traité international visant à réduire les émissions de mercure. Actuellement, l'utilisation des amalgames dentaires constitue la principale source intentionnelle de mercure dans l'UE, avec environ 40 tonnes utilisées en 20192. L'interdiction vise non seulement à cesser leur usage mais aussi leur fabrication et exportation.

 

Les conséquences pour les professionnels de la santé bucco-dentaire

 

L'interdiction des amalgames dentaires en Europe pose des défis pour les chirurgiens-dentistes, notamment dans certains pays où ce matériau est couramment utilisé pour les obturations permanentes.

De nombreuses alternatives dentaires sans mercure sont déjà disponibles sur le marché. Le choix des matériaux de restauration dentaire sera désormais plus axé sur les besoins spécifiques des patients, intégrant des considérations esthétiques et financières. La transition vers ces nouveaux matériaux nécessitera une adaptation des pratiques cliniques et une formation continue pour les professionnels de la santé bucco-dentaire.

Cette mesure radicale de l'UE reflète une volonté de protéger la santé publique et l'environnement. Si elle est adoptée, elle marquera une étape importante vers des pratiques dentaires plus sûres et respectueuses de l'environnement.

 

Des alternatives existent :

 

Sources :
1 Recommandations de la Convention de Minamata (PDF)